
Par: Annie LIBE MOSANZA, Presidente.
Nous vous contactons à partir de la ville de Kisangani. Dans cette atmosphère de la guerre qui règne à l’Est de notre pays et que nous les femmes de Kisangani, surtout la partie Est de la ville qui accueille des déplacés de guerre qui endeuille l'Est du pays, nous constatons que les femmes sont les premières victimes avec leurs enfants.
La fuite de la guerre plonge les femmes dans la misère et l'insécurité alimentaire. C'est pourquoi, nous venons de concevoir un projet qui consiste à assurer l’encadrement par la formation agro-pastorale, pêche et le suivi technique pour la survie d’une partie des femmes de la partie Est de Kisangani qui accueilles leurs sœurs déplacées.
Elles seront structurées en coopératives de production et de commercialisation, en vue de leurs permettre de produire ± 100 tonnes des denrées alimentaires de base (maïs, farine de manioc, soja, arachides, légumes) sur 20 hectares emblavés et 20 truies et 5 porcs, 200 poulets, 200 canes, 20 coqs, 20 canards de chair pour améliorer l’état nutritionnel et balancer ipso facto leur budget journalier pour la nourriture, au terme de 10 mois d’intervention sur le terrain.
Cette action s’inscrit dans le domaine de la nutrition et des activités génératrices des revenus en faveur des femmes autochtones et des déplacées de guerre. Nous estimons que si ce problème de l’insécurité alimentaire est résolu, les femmes autochtones et déplacées de guerre pourront se prendre en charge, remettre rapidement leurs enfants en bonne santé et mieux contribuer à leur auto-prise en charge.